La demande intérieure devrait enregistrer un accroissement de 5% durant cette année, après son recul de 6,7% en 2020, avec une contribution positive de 5,4 points à la croissance économique, prévoit le Haut-Commissariat au Plan (HCP).


“La confiance des ménages devrait se rétablir progressivement en 2021, sous l’effet de la reprise prévue de l’activité économique et la maîtrise attendue de la pandémie. La consommation des ménages devrait ainsi s’accroitre de 3,9% en volume, après sa contreperformance enregistrée en 2020, contribuant positivement à la croissance de 2,2 points”, souligne le HCP dans le Budget économique prévisionnel (BEP) 2021.


La consommation des administrations publiques devrait, pour sa part, s’améliorer de 5,7%, contribuant de 1,3 point à la croissance du PIB, fait savoir la même source. Au total, la consommation finale nationale augmenterait de 4,4%, ramenant sa contribution à la croissance du PIB à 3,4 points au lieu d’une contribution négative de -4,1 points en 2020.


“Si la consommation devrait reprendre graduellement, l’investissement, quant à lui, reste tributaire d’une politique de relance budgétaire et d’une reprise de confiance et de plus de visibilité quant aux perspectives de l’avenir”, estime le HCP.


Dans ce cadre, le Fonds Mohammed VI pour l’investissement a été créé et devrait être doté de 45 milliards de dirhams (MMDH), dont 15 MMDH provenant du budget général de l’Etat. Les 30 MMDH restants devraient être mobilisés auprès des partenaires internationaux et d’institutionnels locaux. Ce fond serait alloué aux secteurs prioritaires, tels que la restructuration industrielle, les activités à fort potentiel, les petites et moyennes entreprises, les infrastructures et le tourisme. Le volume global des investissements publics devrait passer de 182 MMDH à 230 MMDH en 2021, soit une croissance de 26%, relève le HCP, ajoutant que la formation brute de capital fixe (FBCF) devrait ainsi progresser en volume de 6,5%. Sa contribution à la croissance économique devrait être positive de 1,7 point. La variation des stocks devrait, de son côté, avoir une contribution positive de 0,2 point à la croissance du PIB, alors que l’investissement brut devrait s’accroitre de 6,7% avec une contribution positive de 2 points à la croissance.


Par ailleurs, le BEP-2021 fait ressortir que sur fond d’une amélioration des perspectives de la croissance économique mondiale, les échanges commerciaux devraient retrouver progressivement leur rythme de croissance en 2021. La progression de la demande étrangère devrait stimuler le niveau des échanges extérieurs de l’économie nationale.


A cet effet, les exportations de biens et services en volume devraient afficher une nette croissance de 7,6% par rapport à leur baisse enregistrée en 2020, de même les importations de biens et services devraient augmenter de 8%. Ainsi, la demande extérieure nette devrait dégager une contribution négative de 0,7 point, soit une détérioration d’un point par rapport à sa contribution en 2020.


Eu égard au redressement des marchés alimentant une légères hausse des prix, la valeur des exportations des biens et services devrait progresser de 8,3% alors que les importations de biens et services en valeur devraient croitre de 9,8%. Le déficit en ressources devrait se détériorer pour atteindre 9,4% du PIB au lieu de 8,9% du PIB en 2020. En outre, et en tenant compte des revenus extérieurs nets, le compte courant devrait dégager un déficit de 3,3% du PIB, soit un creusement de 1,1 point par rapport à son niveau enregistré en 2020.