L’enseignement des langues dans l’université marocaine, entre réforme académique, digitalisation et montée en puissance de l’intelligence artificielle, a été au cœur d’un colloque national organisé jeudi à la Faculté des Sciences Aïn Chock, relevant de l’Université Hassan II de Casablanca.
Placée sous le thème « Réformer la réforme : enjeux et défis, état des lieux de l’enseignement des langues dans l’Université marocaine », cette rencontre a réuni des enseignants, chercheurs et experts autour d’une question centrale : comment adapter l’apprentissage des langues aux nouveaux besoins des étudiants et aux transformations du monde universitaire ?
Les échanges ont porté sur les pratiques pédagogiques actuelles, les contraintes structurelles rencontrées sur le terrain, mais aussi sur les opportunités offertes par les outils numériques. Une attention particulière a été accordée à l’autonomie de l’apprenant, devenue un enjeu majeur dans un environnement académique de plus en plus connecté.
Le colloque a également mis en avant la plateforme nationale Elogha-Sup, dédiée à l’apprentissage des langues dans l’enseignement supérieur. Conçue par des compétences marocaines, cette plateforme se veut un outil flexible et interactif pour renforcer les acquis linguistiques des étudiants et accompagner la réforme universitaire.
Pour les intervenants, l’enseignement des langues ne relève plus seulement d’un appui pédagogique, mais constitue désormais un levier essentiel pour l’employabilité, l’ouverture culturelle et l’adaptation des étudiants à une société plurielle, multilingue et en constante évolution.
Les travaux ont été structurés autour de conférences, sessions plénières, ateliers et panels spécialisés, abordant notamment l’intégration de l’intelligence artificielle dans la médiation linguistique, le rôle de la littérature dans la parole professionnelle et l’importance de l’approche pluriculturelle.
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