Quelque 1 100 communes rurales sont couvertes par les documents d’urbanisme au niveau national, soit un taux de couverture de plus de 73%, a indiqué la ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Nouzha Bouchareb.


En réponse à une question centrale portant sur « la crise du secteur du foncier » à la Chambre des représentants, la ministre a relevé que l’encadrement de l’opération d’urbanisation et de construction dans le monde rural a connu la délimitation des centres et douars connaissant une pression démographique et urbanistique. En effet, le ministère a mis en place un programme d’assistance architecturale et technique en milieu rural à même de faciliter le processus de construction, a-t-elle poursuivi.


De même, la ministre a indiqué que le milieu rural constitue près de 33% du nombre total de dossiers étudiés au niveau national, ajoutant que 73% des avis approuvant la construction dans les communes rurales concernent des surfaces inférieures à 1.000 m2, notant que la majorité des avis (82%) concernent le logement individuel.


En outre, la responsable gouvernementale a mis en avant la mise en place de programmes opérationnels pour faciliter la construction, à travers notamment l’encouragement de l’élaboration de procédés alternatifs, affirmant que le ministère poursuivra ses efforts pour la préparation d’une nouvelle génération de documents de construction basés sur les principes de la construction durable tout en poursuivant le processus de généralisation de la couverture des collectivités territoriales à caractère rural en documents d’urbanisme.


Sur un autre volet, et en réponse à une question orale sur « la réalisation des programmes portant sur l’habitat et l’impact de la pandémie de Covid-19 sur le secteur », Mme Bouchareb a souligné que le ministère est en phase d’élaborer une nouvelle vision basée sur la préservation des acquis réalisés dans les domaines de l’habitat et de l’urbanisme, indiquant que cette vision tend à réduire le déficit en logements et à offrir des logements décents et abordables aux citoyens à même de répondre à leurs besoins.


Pour ce faire, il est nécessaire de concevoir de nouveaux mécanismes, notamment des solutions liées au financement, pouvant permettre aux propriétaires de disposer de logements abordables adaptés à leurs capacités financières, a-t-elle ajouté.


Le secteur de l’habitat et de l’urbanisme est vital en termes de développement économique et social, a affirmé la ministre, mettant en avant sa contribution au produit intérieur brut (PIB) du pays qui s’élève à 6 % ainsi que la forte employabilité du secteur offrant plus d’un million d’emplois.


Mme Bouchareb a souligné que la propagation de la Covid-19 a eu des répercussions économiques et sociales sur tous les secteurs d’activité, précisant que le secteur de l’habitat et de l’urbanisme n’a pas fait d’exception.


Effectivement, les répercussions de la pandémie ont été visibles, a relevé la ministre précisant à cet effet que 70% des programmes sectoriels, 90% des chantiers de construction et 95% des activités professionnelles du secteur ont été suspendus, tandis que les ventes ont baissé de 95% et la consommation de ciment de 17%. Ainsi, l’activité du secteur sous toutes ses formes a chuté de près de 70%, a-t-elle ajouté.


C’est pour cette raison, poursuit Mme Bouchareb, que dès le début de la pandémie, le ministère a mis en place, en coordination régulière avec tous les professionnels, un ensemble de mesures urgentes pour atténuer les effets de la Covid-19 sur le secteur et lui assurer pérennité et résilience.