Le président français Emmanuel Macron a assuré, dans un entretien publié mardi 10 février 2026, que le Système de combat aérien du futur (SCAF) est « un bon projet » et qu’il « n’est pas enterré », malgré les tensions persistantes entre industriels français et allemands.
Selon lui, les divergences industrielles ne doivent pas dicter la ligne politique: lorsque des acteurs « essaient de faire de la dissynergie », ce n’est pas aux États de la cautionner, a-t-il insisté, annonçant qu’il en rediscuterait avec le chancelier allemand Friedrich Merz.
Macron a aussi élargi le message au char de combat commun, en liant explicitement les deux dossiers: si l’avion commun était remis en cause, le char commun pourrait l’être aussi. Une façon de rappeler que la coopération militaire franco-allemande fonctionne comme un ensemble, où un dossier peut faire basculer l’autre.
Lancé en 2017, le SCAF doit remplacer les Rafale côté français et les Eurofighter côté allemand et espagnol à l’horizon 2040, dans un contexte de réarmement européen face aux tensions accrues avec la Russie. Mais le programme reste freiné par des désaccords de gouvernance et de partage de tâches, notamment autour du rôle de Dassault, maître d’œuvre, qui réclame davantage d’autonomie.
Dans le débat, certains milieux industriels allemands évoquent même un rapprochement avec un programme concurrent, GCAP, porté par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon. Macron, lui, minimise les scénarios d’enterrement et fait le parallèle avec Ariane 6: annoncé fini à plusieurs reprises, le projet a finalement abouti.
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