Infomediaire Maroc – Le Marocain Youssef Drissi a été sacré, jeudi soir à Dakhla, meilleur jeune créateur de mode en Afrique, dans le cadre de la onzième édition du Festival international de la mode en Afrique (FIMA).

Au terme d’un concours relevé ayant mis en lice des stylistes aussi talentueux les uns que les autres, Drissi fera la différence à la faveur de sa manière de conceptualiser le vêtement et sa capacité de sortir du conformisme.

Le jeune styliste, au look anarchiste et aux modèles fantaisistes, a devancé d’une tête l’Ivoirien Kevin Santony, qui a épaté l’assistance par sa délicatesse dans l’utilisation des robes, des bijoux et des accessoires.

Le Burkinabé Black, qui a revisité les vêtements africains et fait un nouvel usage du turban touareg, a fermé le podium de ce concours, dont les trois premiers prix sont dotés respectivement de 35, 25 et 15 mille dirhams.

Le célèbre styliste burkinabé Pathé’O, qui était membre du jury, a dit déceler chez ces jeunes concurrents “du potentiel, de la compétence, de la créativité et de l’harmonie dans ce qu’ils ont fait”.

“Le futur de la mode africaine est assuré, mais faut-il les guider parce qu’ils sont fous”, a déclaré à la MAP le couturier des chefs d’Etat et des grandes personnalités dans le continent et dans le monde.

Pathé’O, qui a accompagné le festival depuis sa naissance, s’est réjoui du fait que “l’on parle de plus en plus de la mode africaine”, dont le FIMA, “arrivé au stade maturité”, est l’un des principaux affluents de cette vague.

En guise d’encouragement et de soutien des jeunes talents africains, le Festival international de la mode en Afrique a, en outre, consacré des prix aux meilleurs accessoiriste, maroquinier et top model (filles et garçons).

Le fondateur et grand maestro du Festival, le Nigérien Alphadi, avait annoncé que plus de 30 pays du continent sont présents à cette onzième édition, qui se tient sous le haut patronage du Roi Mohammed VI.

“Tout le monde est heureux de venir à Dakhla pour fêter la beauté”, avait-il affirmé, estimant qu’il “n’y a pas mieux que le désert de Dakhla pour prendre le flambeau du désert du Niger”, où se sont les déroulées les dix premières éditions.

Pour célébrer le vingtième anniversaire, les organisateurs de grand rendez-vous de la mode continentale ont symboliquement choisi le Maroc, qui est un partenaire privilégié du FIMA, qu’il accompagne et dont il appuie les actions depuis ses premières dans le désert du Ténéré.

Rédction Infomediaire