Deux principales agences internationales de notation, Moody’s et Fitch Ratings, ont encore une fois dégradé la note de crédit de l’Afrique du Sud, assombrissant davantage les perspectives économiques de ce pays d’Afrique australe.


Ainsi, Moody’s a revu à la baisse la note de crédit du pays d’un cran à BA2 tout en maintenant sa perspective négative, attribuant cette décision à la précarité de la situation budgétaire de l’Afrique du Sud et aux risques de mise en œuvre du plan de relance post-covid annoncé récemment par le gouvernement.


“Le principal motif de la dégradation de la note à BA2 est le nouvel affaiblissement attendu de la solidité budgétaire de l’Afrique du Sud à moyen terme”, a noté Moody’s dans un communiqué.

De son côté, Fitch Ratings a abaissé la note de crédit du pays de BB à BB-, également avec une perspective négative, expliquant que l’Afrique du Sud souffre d’une dette publique élevée, d’une croissance faible et de très fortes inégalités.
Fitch a souligné que “la pandémie a gravement affecté la croissance économique de l’Afrique du Sud et que le PIB devrait rester en dessous des niveaux de 2019, même en 2022.”


Le ministre sud-africain des Finances, Tito Mboweni, avait auparavant indiqué que la lourde dette accumulée par l’Afrique du Sud reste l’un des problèmes majeurs dont souffre l’économie du pays, notant que face à cette situation, le gouvernement entend stabiliser la dette à 87,4 pc du PIB jusqu’à 2023/24.


Dans cette optique, Mboweni a annoncé le mois dernier qu’il entend réduire la masse salariale du secteur public, qui a connu une hausse de 51% depuis 2008.


L’économie sud-africaine est en récession depuis le dernier trimestre de 2019, une situation qui s’est aggravée avec la cirse de la Covid-19. Le gouverneur de la Banque centrale sud-africaine, Lesetja Kganyago, a annoncé récemment que le PIB sud-africain devrait connaître une contraction de 8% durant cette année.