Les produits commercialisés de la pêche côtière et artisanale au Maroc ont atteint plus de 3,85 milliards de dirhams à fin avril 2026, en hausse de 5% par rapport à l’année précédente, selon l’Office national des pêches.
Le volume global s’établit à 195.828 tonnes, en recul de 5% sur un an.
Cette évolution reflète une dynamique contrastée selon les espèces. Les céphalopodes et les crustacés affichent des hausses en valeur de 9% et 11%, tandis que les poissons pélagiques progressent légèrement de 2%.
En revanche, les coquillages, les algues et le poisson blanc enregistrent des baisses en valeur allant de 5% à 46%.
En volume, les débarquements augmentent pour les algues de 36%, les crustacés de 12% et les céphalopodes de 4%, alors que les poissons blancs baissent de 25% et les pélagiques de 2%, confirmant une transformation de la structure de production.
La répartition géographique montre une évolution contrastée entre les façades maritimes : les ports méditerranéens atteignent 6.053 tonnes avec une hausse de 11% en volume, mais une baisse de 11% en valeur à 257,15 millions de dirhams.
À l’inverse, les ports atlantiques reculent de 6% en volume, mais progressent de 7% en valeur à près de 3,6 milliards de dirhams.
Dans ce contexte, le port de Tanger se distingue avec 2.583 tonnes débarquées, en hausse de 101%, et une valeur de 67,24 millions de dirhams, en progression de 15%.
Cette performance est portée par les poissons pélagiques et blancs, malgré un recul des céphalopodes.
Globalement, la filière montre une évolution où la valeur progresse malgré la baisse des volumes, traduisant une montée en gamme et une recomposition des espèces débarquées.
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