Février difficile pour les véhicules électriques chinois, ventes en net recul

Le secteur chinois des véhicules électriques a accusé un net repli en février, pris en étau entre un ralentissement du marché intérieur, une guerre des prix qui s’éternise et des effets saisonniers accentués.

Selon des données publiées dimanche par BYD, leader du segment, les ventes mondiales ont chuté de 41,1% sur un an, soit la plus forte contraction mensuelle enregistrée depuis février 2020, au plus fort de la crise sanitaire.

Les livraisons à l’international ont toutefois amorti le choc, avec 100.600 unités écoulées en février. En revanche, sur le marché chinois, les ventes se sont effondrées de 65% sur un an, à 89.590 véhicules, après un recul déjà marqué en janvier.

De son côté, Xiaomi, nouvel entrant ambitieux dans l’automobile, a livré plus de 20.000 véhicules électriques en février, contre plus de 39.000 le mois précédent.

Le Nouvel An lunaire, prolongé cette année à 9 jours, a amplifié les distorsions statistiques du début d’exercice. Mais le malaise apparaît plus structurel, alimenté par les surcapacités, les remises agressives et des marges sous pression.

Pour soutenir la demande, plusieurs constructeurs ont mis en avant des financements à faible taux sur 7 ans, dans le sillage de l’offensive lancée en janvier par Tesla.

Face à une concurrence jugée de plus en plus déflationniste, Pékin cherche à contenir les excès et à réorienter l’industrie vers un modèle plus durable, davantage centré sur la valeur que sur les volumes. Dans ce cadre, les autorités ont resserré l’encadrement des politiques tarifaires et renforcé le contrôle des exportations de véhicules neufs revendus comme d’occasion.

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