Les agriculteurs du Sud du Maroc, notamment dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, utilisent de plus en plus des cultures capables de résister au manque d’eau et au sel dans les sols.
Cela s’explique par des conditions difficiles : peu d’eau, sols salés, sécheresse, chaleur et vents forts.
Pour accompagner cette transition, l’Institut africain de recherche en agriculture durable, lié à l’UM6P, travaille avec la Fondation Phosboucraa pour tester et développer ces cultures.
Un programme lancé après une expérience en 2016 à Foum El Oued a été élargi à plusieurs zones comme Boujdour, Tarfaya, Bir Anzarane et Boucraa.
Parmi les cultures utilisées : le Blue Panicum, le quinoa et le Sesbania, destinés principalement à l’alimentation animale.
Le Blue Panicum est devenu la culture la plus utilisée dans certaines exploitations.
Il peut produire jusqu’à 70 tonnes par hectare et contient environ 17 % de protéines, ce qui est bénéfique pour le bétail.
Cette plante peut être récoltée plusieurs fois par an, environ tous les 40 jours, et pousse même dans des sols difficiles.
Grâce à ces cultures, les agriculteurs réduisent leur consommation d’eau et leur dépendance aux importations de fourrage.
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