Le ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau appelle l’ensemble des représentations des professionnels du transport routier à respecter les mesures adoptées dans le cadre des cahiers des charges pour la gestion des dangers de la propagation du nouveau Coronavirus dans le secteur, et à s’engager dans une démarche “responsable” et “citoyenne”.

 

“Ces mesures visent essentiellement à préserver la santé des citoyens et des employés des dangers de la propagation de cette épidémie”, assure le ministère dans un communiqué publié mardi, affirmant qu’il poursuit sa démarche visant la concertation continue avec les professionnels sans exception, même si certains d’entre eux ne disposent pas de dossiers juridiques complets conformément aux lois en vigueur.

 

Le ministère a élaboré un projet de plan de relance du secteur du transport routier de voyageurs, comprenant une série de mesures pour soutenir les entreprises du transport.

 

Le projet s’inscrit dans le cadre de la reprise progressive des activités économiques et sociales du Royaume, ainsi que les activités du transport routier en commun de personnes (transport public de voyageurs, transport mixte, transport touristique et transport de personnels), en veillant à la sécurité des voyageurs, des professionnels et des employés et conscient des répercussions de la pandémie du COVID-19 sur la rentabilité des entreprises du transport.

 

Ainsi le ministère, en concertation avec les départements ministériels concernés, a élaboré deux cahiers des charges pour la gestion des dangers de la propagation du nouveau coronavirus dans le secteur du transport en commun de voyageurs. Le premier cahier concerne les entreprises du transport routier de voyageurs, leurs employés et les usagers, tandis que le deuxième concerne l’infrastructure du transport routier de personnes, leurs employés et les usagers de ces infrastructures.

 

Lesdits cahiers incluent un nombre de mesures et de dispositifs préventifs à respecter strictement par les responsables de ces entreprises, les employés du transport routier de personnes ainsi que les voyageurs et ce, avant de relancer l’activité lors de l’exploitation, afin d’offrir des services sûrs garantissant la sécurité et la santé de tous pour contrer la propagation du virus.

 

Concernant les entreprises et les employés du transport routier de personnes, la même source précise que le cahier des charges prévoit un nombre de mesures sanitaires et préventives, en l’occurrence la mise en place d’un protocole de contrôle quotidien des employés, la mise à la disposition des employés des outils de protection individuel, l’installation des barrières transparentes de protection, l’aération les véhicules, la protection des passagers à travers les opérations de nettoyage et de désinfection fréquentes des véhicules, la disposition d’un certificat de désinfection du véhicule, le port de masques tout au long du voyage, le respect des mesures de distanciation physique entre les passagers et la mise en place d’une liste contenant les informations des voyageurs.

 

S’agissant des infrastructures de transport, le cahier des charges exige des responsables des gares routières d’élaborer un protocole spécial comportant des mesures opérationnelles à mettre en place, dont le nombre maximum de personnes qui peuvent accéder à ces infrastructures, la détermination des passages au sein des gares, le contrôle quotidien des employés qui accèdent aux infrastructures de transport, les produits de désinfection et de nettoyage à fournir et la désignation des zones d’isolement pour les personnes qui présentent des symptômes du nouveau coronavirus.

 

Lors de l’élaboration de ces cahiers des charges, le ministère a pris en compte les propositions des représentations professionnelles, souligne le communiqué, considérant ces cahiers de charge comme le fruit de ces propositions après concertation avec les départements gouvernementaux concernés. Les dispositifs relatifs au taux d’occupation des véhicules, en particulier, connaîtront une hausse après l’amélioration de la situation épidémiologique du Covid-19 au Maroc, affirme-t-on.