Le groupe Airbus a annoncé, mardi, la suppression de 15.000 postes d’emploi, soit 11% de ses effectifs dans le monde, d’ici à l’été 2021, pour faire face à la crise du transport aérien dans le contexte actuel de l’épidémie de Coronavirus.

 

Environ 5.100 postes seront supprimés en Allemagne, 5.000 en France, 1.700 au Royaume-Uni, 900 en Espagne et 1.300 sur les autres sites du groupe dans le monde, a précisé mardi soir l’avionneur européen dans un communiqué, évoquant le souhait “d’adapter ses effectifs à la crise du Covid-19”.

 

Ces suppressions de postes devraient quasi exclusivement toucher la branche aviation commerciale du groupe – également présente dans la défense, l’espace et les hélicoptères – ainsi que plusieurs filiales.

 

Récemment, Guillaume Faury, le président exécutif du groupe qui emploie 135.000 salariés, dont 81.000 dans sa branche d’avions commerciaux, avait prévenu que la crise engendrée par l’épidémie de coronavirus mettait en jeu la “survie d’Airbus”.

 

“L’ampleur de la crise du Covid-19 pour notre secteur impose à Airbus de s’adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise. Après des décennies de croissance ininterrompue, c’est une véritable épreuve. Elle nous contraint à des décisions amères”, a-t-il écrit dans une lettre aux salariés relayée par les médias de l’hexagone.

 

Réagissant à cette annonce, le ministère français de l’Economie a jugé “excessif” le nombre de suppressions d’emplois annoncé par Airbus. “Nous attendons d’Airbus qu’il utilise pleinement les instruments mis en place par le gouvernement pour réduire le nombre de suppressions d’emplois”, et qu’il limite “au maximum les départs contraints”, a indiqué Bercy dans une déclaration.

 

Ce plan de restructuration qui prévoit des suppressions d’emplois massives devait être présenté mardi après-midi aux syndicats lors d’un comité de groupe extraordinaire.

 

Pour la France, le plan va être détaillé lors d’un comité de groupe Airbus France jeudi matin à Blagnac, siège de l’avionneur dans la banlieue de Toulouse, selon des sources syndicales, citées par les médias du pays.