Le marché automobile européen a entamé l’année 2026 sur une note contrastée. Selon les dernières données publiées par l’Association européenne des constructeurs automobiles, les nouvelles immatriculations dans l’Union européenne ont reculé de 1,2% sur les 2 premiers mois de l’année, à 1,664 million de véhicules.
Le seul mois de février a toutefois affiché une légère embellie, avec 865.437 voitures immatriculées dans les 27 États membres, soit une hausse de 1,4% sur un an. Une évolution qui traduit un marché encore prudent, mais qui montre quelques signes de résistance.
Dans le même temps, la transition vers les véhicules électriques continue de s’installer dans le paysage automobile européen. Sur les 2 premiers mois de 2026, les modèles électriques ont représenté 18,8% des ventes, soit une progression de 3,6 points par rapport à la même période de 2025.
Cette dynamique est notamment portée par la France, où les immatriculations de véhicules électriques ont bondi de 38,5%, ainsi que par l’Allemagne, en hausse de 26,3%. À l’inverse, certains marchés enregistrent un ralentissement, comme la Belgique avec un recul de 11%, et surtout les Pays-Bas, où la baisse atteint 34,9%.
Parallèlement, les motorisations thermiques poursuivent leur recul. La part cumulée de l’essence et du diesel est passée de 38,7% à 30,6% en un an, confirmant l’évolution progressive du marché européen vers des technologies jugées moins émettrices.
Du côté des constructeurs, le groupe Volkswagen conserve sa position dominante en février avec 26,6% de parts de marché, devant Stellantis à 18,3%, en progression de 1,4 point sur un an. Le Groupe Renault, lui, recule à 9,9%, soit une baisse de 2 points par rapport à février 2025.
Au final, malgré un début d’année légèrement en retrait, le marché automobile européen confirme une tendance de fond : la progression des véhicules électriques continue de redessiner l’équilibre du secteur.
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