La Bourse de Wall Street a enregistré jeudi sa plus forte baisse depuis le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, dans un climat d’incertitude croissante sur l’évolution du conflit.
L’indice S&P 500, considéré comme le baromètre le plus représentatif du marché américain, a chuté de plus de 1,7%, marquant son repli quotidien le plus important depuis janvier. Cette baisse s’inscrit dans une dynamique négative, ouvrant la voie à une cinquième semaine consécutive de pertes, une première depuis quatre ans.
Cette correction s’explique en grande partie par la flambée des prix du pétrole. Le Brent, référence mondiale, a progressé d’environ 5,7%, atteignant 108 dollars le baril, son plus haut niveau de la semaine, alimentant les craintes inflationnistes et pesant sur les marchés.
Les investisseurs restent également préoccupés par l’absence de perspectives de désescalade rapide du conflit. Les déclarations récentes des différentes parties ont renforcé le sentiment d’incertitude, rendant toute issue diplomatique à court terme peu probable, selon des analyses relayées par Bloomberg.
Sur le plan politique, le président américain Donald Trump a durci le ton envers l’Iran, évoquant une possible intensification des actions militaires, après le rejet par Téhéran des pressions en faveur d’un accord.
“Les progrès réalisés dans les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran semblent, au mieux, incertains”, a indiqué Matt Maley, analyste chez Miller Tabak.
Dans ce contexte tendu, le Dow Jones a reculé de plus de 1%, soit plus de 650 points, tandis que le Nasdaq Composite a plongé de 2,4%, entrant en phase de correction, avec un recul d’au moins 10% par rapport à son dernier sommet atteint fin octobre 2025.
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