Bmce capital présente son analyse du marché du mois d’avril

Dans un contexte global marqué par (i) le retard des précipitations, (ii) l’apparition de tensions inflationnistes d’origine importée et (iii) la flambée des cours mondiaux des hydrocarbures, l’économie marocaine a vu ses prévisions de croissance pour l’année en cours révisés à la baisse tant par le FMI qui table désormais sur +1,1% que par le Gouvernement qui escompte une croissance oscillant entre +1,5% et +1,7% en 2022 (vs. +0,7% pour BANK AL-MAGHRIB et +1,8% pour notre scénario central.

 

Vraisemblablement déjà inscrite dans cette orientation, l’économie marocaine solde le premier trimestre de cette année en progression de +1,2% intégrant (i) la hausse de +3,3% de la valeur ajoutée non agricole et d’un repli de -12,1% des activités agricoles. Le marché du travail n’en ressent a priori toujours pas les effets puisque le taux de chômage a enregistré une baisse de -0,4 pbs ce trimestre.

 

Au volet du commerce extérieur, les importations affichent une hausse de +34,1% à MAD 165,6 Md au moment où les exportations enregistrent un accroissement inférieur de +29% à MAD 100 Md. Le déficit commercial devient pesant ressortant en creusement de +42,9% à MAD -65,6 Md, pour un taux de couverture de 60,4%.

 

Impactées justement par les importations, les prix à la consommation ont, quant à eux, poursuivi leur trend haussier, pâtissant vraisemblablement de l’envolée des prix des matières premières et des énergies comme l’indique la hausse de +5,3% de l’IPC en mars 2022 en rythme annuel, enregistrant ainsi son le plus élevé depuis les années 1990.

 

Heureusement, l’inflation a, paradoxalement, permis au Trésor d’engranger davantage de recettes douanières, parafiscales et de consommation, permettant ainsi au déficit budgétaire de s’alléger à MAD -2,1 Md à fin mars (contre un déficit de MAD -8,0 Md un an auparavant).

 

Dans ce contexte et en dépit de la publication par les sociétés cotées de réalisations 2021 en fort rebond notamment la hausse de +65% de la capacité bénéficiaire, les indicateurs boursiers se maintiennent dans le rouge avec des contreperformances de -1,66% et -1,95% pour le MASI et le MSI 20 en y-t-d à fin avril.

 

Enfin et malgré ce contexte plutôt défavorable, notre PTF a clôturé le mois d’avril sur une hausse de +2,51% contre -1,66% pour son benchmark le MASI RB.

 

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter notre Strategy disponible sur la plateforme de BMCE Capital Global Research.

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