Les recettes ordinaires de l’État se sont établies à 424 milliards de dirhams en 2025, enregistrant une hausse de 14,2% par rapport à 2024, a annoncé le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.
Cette progression est portée principalement par la dynamique des recettes fiscales, qui ont progressé de 43,8 milliards de dirhams, dépassant les prévisions inscrites dans la loi de finances 2025.
Dans le détail, l’impôt sur les sociétés a atteint 91,4 milliards de dirhams, la taxe sur la valeur ajoutée 97,7 milliards de dirhams et l’impôt sur le revenu 65,4 milliards de dirhams, avec des niveaux de réalisation supérieurs aux prévisions budgétaires.
Les droits de douane ont progressé de 12,9%, pour s’établir à 17,2 milliards de dirhams, tandis que la taxe intérieure de consommation a enregistré une hausse de 13,8%, atteignant 41,5 milliards de dirhams.
Sur la période 2021-2025, les recettes ordinaires affichent une croissance annuelle moyenne de 12,4%, traduisant un renforcement durable des ressources budgétaires de l’État.
Cette performance a permis de couvrir l’augmentation des dépenses de personnel, en hausse de 15 milliards de dirhams, notamment liée aux revalorisations salariales des fonctionnaires, et de financer le chantier stratégique de la généralisation de la protection sociale, dont les dépenses ont atteint 37,7 milliards de dirhams, contre 32 milliards de dirhams en 2024.
Elle a également soutenu la dynamique de l’investissement public, avec des émissions en hausse de 7,8 milliards de dirhams, portant le total des paiements à 125,3 milliards de dirhams, pour un taux d’émission et de paiement de 76%.
La combinaison de la hausse des recettes et d’une gestion rigoureuse des dépenses a permis de maintenir le déficit budgétaire à 3,5%, tout en réduisant légèrement l’endettement du Trésor à 67,2% du produit intérieur brut, contre 67,7% en 2024.
Cette trajectoire devrait se poursuivre, avec un déficit stabilisé autour de 3% sur la période 2026-2028, permettant de ramener la dette du Trésor à 64% du produit intérieur brut d’ici 2028.
Ces résultats traduisent l’efficacité des choix économiques et financiers opérés, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et sont conformes aux normes statistiques recommandées par le Fonds monétaire international.
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