Boeing a renoué avec les bénéfices en 2025, une première depuis 2018, grâce à un élément exceptionnel et au redémarrage de ses livraisons. Le constructeur aéronautique américain affiche un bénéfice net de 1,89 milliard de dollars, dopé par un gain proche de 10 milliards lié à la cession de Digital Aviation Solutions. En 2024, le groupe avait enregistré une perte de 11,87 milliards de dollars, dans un contexte encore marqué par les crises du 737 MAX et, plus récemment, un incident en vol en janvier 2024 ainsi qu’une grève à l’automne 2024.
Au 4e trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 23,95 milliards de dollars (+57%) et le bénéfice net 8,13 milliards, contre une perte de 3,92 milliards un an plus tôt. Sans le gain de cession, plusieurs analystes estiment que le groupe serait resté dans le rouge à données comparables. Sur l’ensemble de l’année, le chiffre d’affaires ressort à 89,46 milliards (+34%), tandis que l’action reculait légèrement à Wall Street en séance.
La direction met en avant une amélioration des cadences et des livraisons, soutenue par un relèvement du plafond de production du 737 MAX par la FAA (de 38 à 42 par mois, avec une cible de 47 courant 2026). Boeing a livré 600 avions en 2025, dont 447 exemplaires du 737 MAX. Pour 2026, le groupe vise environ 500 livraisons de 737 MAX (MAX 8 et MAX 9) et une montée en puissance du 787 Dreamliner, avec 90 à 100 livraisons attendues.
Boeing se dit confiant sur les prochaines étapes de certification, avec un objectif de premières livraisons des 737 MAX 7 et MAX 10 en 2026, et du 777-9 en 2027. Le groupe affirme enfin avoir engrangé 1.175 commandes brutes en 2025 et disposer d’un carnet de commandes de 6.130 avions commerciaux, valorisé à 567 milliards de dollars (et 682 milliards en incluant la branche Défense et Espace).
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News







