Casablanca-Settat: le retour des pluies remet la campagne agricole sur de bons rails

Les pluies enregistrées depuis novembre 2025 redonnent de l’élan à la saison agricole 2025-2026 dans la région de Casablanca-Settat. À la date du 2 février 2026, la superficie semée en céréales d’automne atteint 825.953 hectares, soit 94 % du programme prévu, selon la Direction régionale de l’Agriculture.

Dans le détail, les emblavements se répartissent entre 340.898 hectares de blé tendre, 229.060 hectares de blé dur et 255.995 hectares d’orge. Les cultures fourragères dépassent 81.410 hectares (soit 88 % du programme), tandis que les légumineuses poursuivent leur progression sur environ 45.000 hectares.

Ce redémarrage intervient après 7 années successives de sécheresse, ravivant l’espoir des agriculteurs. Le cumul pluviométrique régional atteint 388,8 millimètres à la même date, avec des écarts marqués entre provinces. Benslimane affiche le niveau le plus élevé avec 597 millimètres. Sur la même période, ces précipitations représentent une hausse de 364 % par rapport à la saison précédente, et dépassent de 83 % la moyenne d’une saison dite normale.

Au-delà des semis, l’effet se fait sentir sur les ressources en eau, notamment les barrages et les nappes phréatiques, ce qui soutient directement les activités agricoles et pastorales. Grâce aux pluies de novembre et décembre, environ 92 % du programme agricole de la saison a déjà été réalisé, avec une possibilité de dépassement, portée par une meilleure accessibilité aux exploitations.

Certaines filières affichent même des niveaux supérieurs aux objectifs. La culture de la betterave sucrière a été réalisée sur plus de 9.200 hectares dans les provinces d’El Jadida et Sidi Bennour. Le maraîchage d’automne atteint environ 17.440 hectares, soit plus de 107 % de la superficie programmée, dominé par les pommes de terre, les carottes et les tomates. Pour le maraîchage d’hiver, environ 14.260 hectares ont été réalisés (soit 86 % du programme), tandis que 8.105 hectares sont programmés pour le maraîchage de printemps.

Sur le volet pastoral, la reprise des pâturages réduit la pression sur l’alimentation du bétail et allège les charges des éleveurs, en cohérence avec le Programme national de reconstitution du cheptel. En parallèle, la région continue de pousser des pratiques plus durables: la technique du semis direct a concerné environ 40.000 hectares cette saison, soit 60 % de réalisation, avec des bénéfices attendus sur la rétention d’eau, la structure des sols et les coûts de production.

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