Patience sur les taux, bouclier contre l’incertitude

À Strasbourg, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a défendu une ligne prudente sur les taux d’intérêt, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et une incertitude persistante sur les politiques économiques. La Banque centrale européenne maintient une approche guidée par les données, décidée réunion après réunion, sans précipitation pour changer de cap.

Alors que l’inflation en zone euro est revenue proche de l’objectif de 2%, la Banque centrale européenne a abaissé ses taux pour la dernière fois en juin, puis a maintenu son principal taux, celui des dépôts, à 2% lors des 5 dernières réunions, la plus récente ayant eu lieu jeudi.

Dans l’hémicycle, le président du Rassemblement national Jordan Bardella a critiqué un “immobilisme monétaire”, estimant que la croissance reste fragile et que l’inflation ralentit dans plusieurs pays, citant notamment la France, où elle s’est établie à 0,3% en janvier.

En réponse, Christine Lagarde a insisté sur l’hétérogénéité de la zone euro et sur l’attention portée aux prix réellement payés par les ménages selon les pays. Elle a martelé que la priorité demeure la stabilité des prix et la crédibilité de l’euro, un pilier qu’elle dit apprécié par environ 80% des citoyens européens.

Même tonalité côté allemand. À Karlsruhe, le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a jugé la stratégie actuelle de “main tranquille”, suivie depuis l’été 2025, efficace et à poursuivre. Selon lui, même si l’inflation devait passer légèrement en dessous de la cible dans les prochains trimestres, il n’y a “pas de besoin immédiat d’agir”.

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