Larache face au mauvais temps: la pêche côtière reprend, mais le répit reste compté

Les barques de pêche côtière du port de Larache ont partiellement repris leurs activités lundi soir, après une amélioration notable des conditions maritimes sur la façade atlantique.

Sur les quais, la reprise s’est faite dans une atmosphère mêlant soulagement et prudence. Depuis le début du mois de novembre, la succession de dépressions atmosphériques dans la région a fortement perturbé la régularité de la pêche, imposant des arrêts répétés et parfois prolongés.

Dès l’annonce de l’accalmie, plusieurs marins se sont activés pour remettre les embarcations en ordre de sortie: installation des filets, disposition des caisses, préparation de la glace et contrôle de l’état mécanique, après plusieurs semaines de perturbations marquées par des vents violents et une forte houle.

Le président de l’Association Lixus des barques de pêche côtière, Khalid Chakil, a indiqué qu’après un arrêt de près de 20 jours, l’activité a repris lundi avec le départ d’un premier groupe de chalutiers, tandis qu’un second groupe devait prendre la mer ce mardi.

La reprise demeure toutefois fragile. Selon les professionnels, l’accalmie actuelle pourrait permettre de pêcher pendant 1 ou 2 jours seulement, avant un nouvel arrêt attendu en raison d’une dégradation annoncée. Une reprise plus normale est néanmoins espérée vers la fin de la semaine en cours, perspective qui pourrait aussi concerner la pêche artisanale, sous réserve d’une amélioration complète des conditions météorologiques.

De son côté, Mohamed Siki, coordinateur général de l’Association Lixus, a assuré que la situation est actuellement stable et que la période de mauvais temps a été traversée sans incident. Il a décrit une saison “exceptionnelle” par la durée et l’intensité des perturbations, affirmant que les professionnels n’ont pu naviguer que 10 jours, de manière intermittente, au cours des 2 derniers mois.

Les marins ont également salué la vigilance des autorités locales et les mesures proactives mises en œuvre pour protéger les vies humaines et les biens, notamment la suspension des activités dans les zones menacées, y compris le port de Larache et la ville de Ksar El Kebir.

Selon plusieurs professionnels, les derniers jours ont été marqués par des vents violents, de fortes pluies et une houle dépassant 8 mètres, justifiant la décision de suspendre la navigation en attendant l’amélioration des conditions. À l’intérieur du port, les armateurs ont renforcé l’amarrage des embarcations à l’aide de grosses amarres au milieu du bassin, loin des quais, afin de limiter les risques liés au vent et à la houle.

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