Aux États-Unis, les banques pourraient devoir contrôler la citoyenneté des clients

Aux États-Unis, une nouvelle piste à l’étude pourrait changer la relation entre les banques et leurs clients. Selon plusieurs médias américains, l’administration envisage d’imposer aux banques la vérification de la citoyenneté des clients, qu’ils soient déjà titulaires d’un compte ou nouveaux entrants.

L’idée, qui s’inscrirait dans le cadre du durcissement de la politique migratoire, inquiète le secteur bancaire. En pratique, les établissements pourraient être amenés à demander des justificatifs qui ne sont pas requis aujourd’hui à ce niveau, comme un passeport ou d’autres documents attestant de la citoyenneté, avec un effet potentiellement lourd en matière d’organisation, de coûts et d’expérience client.

Pour l’instant, rien n’est acté. La Maison Blanche n’a ni confirmé ni démenti l’éventualité d’un texte, et son porte-parole Kush Desai a estimé que toute information sur une décision non annoncée officiellement relève de la spéculation.

Sur le plan réglementaire, les banques américaines appliquent déjà des obligations de lutte contre le blanchiment et de connaissance du client, mais elles ne sont pas tenues de collecter ou vérifier la citoyenneté.
Si la mesure se concrétise, elle pourrait exiger une collecte rétroactive des informations de citoyenneté pour les clients existants, en plus des nouveaux.

Au-delà de la faisabilité, la perspective soulève aussi des questions de protection des données, d’accès aux services bancaires et de risques de frictions pour une partie des usagers, dans un pays où beaucoup de personnes ne disposent pas systématiquement d’un passeport.

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