L’excédent commercial du secteur automobile espagnol a enregistré un net repli en 2025, chutant de 36,3 % pour s’établir à 10,19 milliards d’euros, contre près de 16 milliards d’euros un an auparavant, selon les données publiées par l’Association espagnole des constructeurs d’automobiles et de camions (ANFAC).
Il s’agit du niveau le plus faible depuis 2009, un recul qui reflète le ralentissement généralisé de l’industrie automobile européenne et son impact direct sur la balance commerciale du pays.
Cette contraction s’explique notamment par une double pression sur le secteur : d’une part la faiblesse de la demande intérieure, et d’autre part la montée en puissance des constructeurs étrangers, en particulier asiatiques, qui gagnent progressivement des parts de marché au sein de l’Union européenne.
Du côté de la production, l’industrie automobile espagnole a également marqué le pas. La production nationale a reculé de 4,3 % sur un an, pour atteindre 2,27 millions de véhicules assemblés. Ce repli s’explique en partie par les travaux de modernisation engagés dans plusieurs usines stratégiques, notamment celles de SEAT à Martorell et de Volkswagen à Landaben, afin d’adapter leurs chaînes de production aux nouveaux modèles électriques.
Les exportations automobiles ont également diminué de 8,2 %, à 50,58 milliards d’euros, sous l’effet du ralentissement de la demande sur les principaux marchés européens, notamment la France et l’Allemagne.
Dans le même temps, les importations automobiles ont progressé de 2,2 %, atteignant 45,76 milliards d’euros. Cette hausse est portée par la reprise du marché intérieur, où les immatriculations de voitures particulières ont augmenté de 13 %. Cette dynamique a contribué à réduire sensiblement l’excédent global du secteur, désormais limité à 4,82 milliards d’euros.
Par ailleurs, le segment des équipementiers automobiles a également subi une contraction. Les exportations de pièces ont reculé de 9,5 %, à 11,52 milliards d’euros, tandis que le déficit commercial de ce sous-secteur s’est aggravé de 5 %, atteignant 5,36 milliards d’euros, conclut le rapport de l’ANFAC.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News







