Le Japon a commencé à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole afin d’atténuer les tensions sur l’approvisionnement énergétique mondial provoquées par la guerre au Moyen-Orient. Cette décision intervient alors que les perturbations autour du détroit d’Ormuz accentuent la pression sur les marchés pétroliers et les pays fortement dépendants des importations en provenance du Golfe.
Selon les informations relayées par l’agence Kyodo, Tokyo libère dans un premier temps l’équivalent de 15 jours de stocks détenus par le secteur privé, avant d’y ajouter un mois de réserves publiques. Le gouvernement japonais avait déjà annoncé la mise sur le marché d’environ 80 millions de barils, soit 45 jours de consommation nationale, un niveau présenté comme inédit.
Pour permettre cette mobilisation, les autorités ont temporairement abaissé de 70 à 55 jours l’obligation légale de réserves imposée aux raffineurs et négociants. Fin 2025, les réserves totales du Japon étaient estimées à 470 millions de barils, soit environ 254 jours de consommation, illustrant l’ampleur du coussin de sécurité énergétique dont dispose l’archipel.
Cette initiative précède une opération coordonnée de l’Agence internationale de l’énergie. Le Japon figure parmi les pays les plus exposés à cette crise énergétique, dans la mesure où il importe plus de 90% de son pétrole brut depuis le Moyen-Orient. La fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz, depuis le déclenchement de la guerre le 28 février, accentue ainsi les risques sur son approvisionnement et alimente la hausse des cours du brut.
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