Face à la hausse des coûts de l’énergie et à la volatilité des marchés, l’Indonésie s’apprête à imposer à ses fonctionnaires 1 journée de télétravail obligatoire par semaine. L’annonce a été faite à Jakarta par le ministre coordinateur de l’Économie, Airlangga Hartarto, qui a indiqué que les derniers ajustements techniques étaient en cours avant une entrée en vigueur dans les prochains jours.
L’objectif affiché est clair : réduire la consommation énergétique sans désorganiser le fonctionnement de l’administration. Les autorités assurent ainsi que les services publics resteront pleinement opérationnels, avec un suivi assuré notamment par les ministères du Travail et de l’Intérieur.
Cette décision intervient dans un contexte tendu sur les marchés pétroliers. Les prix du brut ont franchi la barre des 100 dollars le baril, bien au-dessus de l’hypothèse retenue dans le budget de l’État, établie à 70 dollars. Cette flambée, alimentée par la guerre au Moyen-Orient, pousse Jakarta à rechercher rapidement des marges d’économie.
Selon le ministère indonésien des Finances, l’instauration d’une journée hebdomadaire de travail à distance pourrait permettre de réduire d’environ 20 % les dépenses en carburant. Le gouvernement espère également que cette orientation inspirera le secteur privé, même si celui-ci ne serait pas soumis aux mêmes obligations.
La mesure ne sera toutefois pas appliquée de façon uniforme. Les services essentiels, ainsi que plusieurs activités liées à l’industrie, au commerce ou à la logistique, ne sont pas concernés de la même manière, en raison de la nécessité d’une présence sur site.
Du côté des employeurs, la prudence domine. L’Association indonésienne des employeurs plaide pour une approche plus ciblée, estimant que de nombreux secteurs opérationnels ne peuvent pas basculer vers le télétravail sans impact sur leur activité. Le gouvernement indonésien tente ainsi de trouver un équilibre délicat entre sobriété énergétique et continuité économique.
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