Le Japon enclenche un tournant budgétaire majeur. À compter du 1er avril 2026, Tokyo a mis en œuvre une série de hausses fiscales ciblées visant à soutenir l’augmentation de ses dépenses militaires, dans un contexte régional de plus en plus tendu.
Selon l’agence Kyodo, ces mesures devraient générer 1.300 milliards de yens par an, soit près de 8 milliards de dollars, à l’horizon 2027. Trois leviers fiscaux ont été activés progressivement pour atteindre cet objectif.
Du côté des entreprises, une surtaxe de 4% est introduite, après déduction d’un seuil de 5 millions de yens, permettant d’exempter environ 94% des petites et moyennes entreprises. Une manière pour le gouvernement de préserver le tissu économique tout en mobilisant les grandes sociétés.
Le tabac constitue le deuxième pilier de cette réforme. Le Japon prévoit d’aligner la fiscalité des produits chauffés sur celle des cigarettes classiques, avec des hausses successives prévues jusqu’en 2027. À terme, cette mesure devrait rapporter 212 milliards de yens par an.
Enfin, à partir de janvier 2027, un prélèvement supplémentaire de 1% sur l’impôt sur le revenu sera appliqué. Bien que partiellement compensé, ce dispositif devrait alourdir la charge fiscale globale, notamment en raison de la prolongation de certaines taxes existantes.
Ces décisions s’inscrivent dans un plan quinquennal massif de 43.000 milliards de yens, marquant la plus importante montée en puissance militaire du Japon depuis l’après-guerre. Le budget de défense dépasse déjà 9.000 milliards de yens en 2026, permettant au pays d’atteindre l’objectif de 2% du PIB plus tôt que prévu.
La Première ministre Sanae Takaichi a confirmé sa volonté de poursuivre cette trajectoire, avec une révision attendue des documents stratégiques de sécurité d’ici la fin de l’année.
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