Face à une pression climatique de plus en plus forte, le Maroc confirme son avance dans la sécurisation de ses ressources en eau. Dans un dossier spécial, le média français L’Opinion.fr met en lumière la stratégie déployée par le Royaume, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour répondre durablement au stress hydrique.
Cette approche repose sur un vaste programme d’investissements destiné à renforcer les infrastructures, garantir l’accès à l’eau potable, soutenir l’agriculture et accompagner la croissance économique et démographique du pays. Barrages, dessalement, réutilisation des eaux usées traitées, modernisation des réseaux et technologies de détection des fuites composent ainsi un mix hydrique pensé pour sécuriser l’avenir.
Le média rappelle que le Royaume compte aujourd’hui 158 grands barrages, avec l’ambition de porter la capacité nationale de stockage à 27 milliards de mètres cubes à l’horizon 2030. Il souligne également l’importance de l’autoroute de l’eau, conçue pour transférer les ressources des bassins excédentaires du nord vers les régions les plus déficitaires.
Autre levier majeur : le dessalement de l’eau de mer. Le Maroc vise une production de 1,7 milliard de mètres cubes d’eau dessalée d’ici 2030, afin de couvrir une part importante des besoins en eau potable et en irrigation, tout en s’appuyant davantage sur les énergies renouvelables.
L’Opinion.fr met aussi en avant le retour de solutions ancestrales marocaines, comme les khettaras, les metfias et les iferds, désormais perçues comme des outils pertinents pour préserver l’eau dans les zones arides.
Dans un entretien accordé au média français, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, affirme que la stratégie nationale vise à garantir l’eau potable à 100 % de la population, même en situation de stress hydrique. Le programme 2027-2035, inscrit dans le Plan national de l’eau à l’horizon 2050, devra notamment renforcer la préservation des nappes souterraines et accélérer les nouveaux projets hydrauliques.
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