Le Royaume a érigé la question de l’eau en priorité nationale face aux défis liés aux changements climatiques, et accélère sa stratégie hydraulique, selon le journal El Español.
Après sept années consécutives de sécheresse, le Royaume déploie une stratégie structurée autour de trois axes : le stockage de l’eau, l’interconnexion des bassins hydrauliques et le dessalement de l’eau de mer.
Dans ce cadre, le Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation prévoit la construction de 16 grands barrages, pour une capacité totale de 5,037 milliards de m³, avec un investissement d’environ 29,53 milliards de dirhams.
Le premier axe vise à renforcer les capacités de stockage afin de sécuriser l’eau potable, soutenir l’agriculture et protéger le cheptel face au stress hydrique.
Le deuxième axe repose sur l’interconnexion des bassins hydrauliques, via un système de transfert des eaux des zones excédentaires vers les zones déficitaires, souvent qualifié d’autoroute de l’eau.
Ce dispositif est appuyé par une ligne électrique de 1 400 km destinée à acheminer l’énergie renouvelable du sud vers les stations de dessalement, réduisant ainsi l’empreinte carbone.
Le troisième axe concerne le recours accru au dessalement, avec un objectif de couverture de 60 % des besoins en eau potable d’ici 2030, contre 25 % initialement prévus.
Enfin, le taux de remplissage des barrages a atteint 46 % en janvier, tandis que le Maroc poursuit ses réformes pour renforcer la résilience hydrique face à la variabilité climatique.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News






