La Haute Cour sud-africain de Pietermaritzburg (est) a émis un mandat d’arrêt contre l’ancien président sud-africain, Jacob Zuma, qui n’a pas comparu ce mardi devant le tribunal où il fait face à des accusations de corruption.


Le juge, qui a remis en cause l’authenticité d’un certificat médical fourni, selon l’avocat de Zuma, par un hôpital militaire, a cependant suspendu le mandat d’arrêt jusqu’à la reprise de son procès pour corruption le 6 mai prochain, rapportent les médias sud-africains.


Le procès de Zuma, poursuivi dans une affaire de vente d’armes, a été reporté en octobre dernier pour février, après avoir fait part de son intention de faire appel a un jugement lui refusant une suspension permanente des poursuites.


L’ancien président sud-africain fait face à 18 chefs d’accusation de corruption, de blanchiment d’argent et de racket portant sur plusieurs milliards de rands.


Le parquet sud-africain avait défendu le maintien de ce procès, compte tenu du “très lourd dossier” retenu contre lui et au nom de “l’égalité” devant la loi.


Zuma, qui a dirigé le Congrès National Africain (ANC, au pouvoir) et le pays de 2009 jusqu’à 2018, doit répondre à des accusations relatives à un accord portant sur l’achat de 30 milliards de rands d’équipement militaire pour le compte des forces armées sud-africaines