Le voyagiste britannique Thomas Cook a été relancé, mercredi, sur internet après sa reprise par le géant chinois Fosun pour 11 millions de livres sterling, à la suite de sa faillite spectaculaire l’année dernière.

Dans sa nouvelle version, Thomas Cook garde le logo jaune doré en forme de cœur de son prédécesseur. Le tour opérateur anglais, qui avait déposé le bilan après 178 ans d’existence, vendra désormais des voyages organisés uniquement en ligne et par téléphone à partir de mercredi.

La nouvelle société en ligne emploie 50 personnes seulement, contre 9.000 salariés rien qu’au Royaume-Uni pour l’ancien groupe qui disposait d’un réseau d’agences, d’avions et d’hôtels en propre.

“Ce qui s’est passé l’an dernier était une tragédie personnelle pour des milliers de mes anciens collègues, nos partenaires et bien sûr nos fidèles clients”, a commenté Alan French, ex-directeur stratégique et technologique du groupe défunt nommé actuellement directeur général du groupe pour le Royaume-Uni.

M. French promet par ailleurs que les clients du nouveau Thomas Cook peuvent être assurés que leur argent “soit protégé” grâce à sa “structure financière robuste”.

“Nous avons réinventé l’un des noms les plus connus du voyage britannique. Notre nouvelle entreprise combine une fantastique base de clientèle au Royaume-Uni et un modèle d’entreprise modernisé” protégé par la garantie de voyages européenne Atol et “le soutien d’une organisation de plusieurs milliards de dollars”, a-t-il assuré, reconnaissant toutefois “les difficultés à court terme posées par la pandémie”.

Thomas Cook avait déclaré soudainement sa faillite le 23 septembre 2019, à court d’argent après l’échec d’une ultime tentative de recapitalisation. Cela avait provoqué une opération sans précédent de rapatriement de 150.000 vacanciers à travers le monde. Beaucoup de clients avaient par ailleurs eu les plus grosses difficultés à voir leurs réservations remboursées.

Le voyagiste anglais ne propose que des destinations qui ne nécessitent pas aux voyageurs originaires du Royaume-Uni de se mettre en quatorzaine à leur retour, à l’instar de l’Italie, la Turquie et certaines parties de la Grèce.