L’Argentine acte son retrait de l’OMS et revendique sa souveraineté sanitaire

L’Argentine a officiellement acté son retrait de l’Organisation mondiale de la santé, mettant un terme à près de 80 ans de participation aux mécanismes internationaux de coordination sanitaire.

Confirmée par le ministre des Affaires étrangères, Pablo Quirno, cette décision s’inscrit dans le respect des règles du droit international, le retrait entrant en vigueur un an après la notification officielle transmise en février 2025.

Le gouvernement argentin justifie ce choix par une volonté affirmée de préserver sa souveraineté nationale en matière de politiques de santé, tout en dénonçant le fonctionnement de certaines structures multilatérales. Les autorités reprochent notamment à l’organisation d’avoir soutenu des orientations jugées préjudiciables sur les plans économique et social, ainsi que d’être influencée par des considérations politiques.

Buenos Aires affirme néanmoins vouloir maintenir une coopération internationale, mais désormais à travers des accords bilatéraux et des cadres régionaux, privilégiant une approche plus autonome.

Cette décision suscite toutefois de vives réactions. Plusieurs experts du secteur sanitaire estiment que ce retrait pourrait affaiblir la capacité d’influence du pays et le priver d’un accès direct aux cadres réglementaires internationaux, notamment en matière de gestion des crises sanitaires.

Pour ses détracteurs, quitter l’OMS revient à prendre le risque d’un isolement institutionnel, dans un contexte la coordination mondiale demeure essentielle face aux défis sanitaires globaux.

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