Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva aborde l’année de l’élection présidentielle dans une configuration plus fragile qu’en début de mandat. Selon un sondage PoderData publié le 28/01/2026, 57% des Brésiliens interrogés disent désapprouver sa performance personnelle, contre 34% qui l’approuvent.
Le baromètre met en évidence un autre signal politique : l’image de Lula apparaît plus dégradée que celle de son équipe. L’action du gouvernement est elle aussi majoritairement jugée négativement, mais dans des proportions un peu moins défavorables, avec 53% de désapprobation contre 41% d’approbation.
Cette différence entre la perception du président et celle de l’exécutif nourrit l’idée d’une fatigue d’une partie de l’électorat, malgré des mesures jugées positives sur les volets social et fiscal. En toile de fond, la dynamique de popularité s’inscrit dans une érosion progressive observée sur près de 2 ans, ce qui place l’exécutif face à un défi de reconquête avant le scrutin.
À 9 mois du vote, prévu le 4 octobre 2026, le paysage reste ouvert : plusieurs enquêtes continuent de donner Lula compétitif, souvent en tête face à une droite encore en recomposition. Reste que le signal de janvier confirme une campagne qui s’annonce plus disputée, avec un président sortant appelé à regagner de la confiance au-delà de son socle traditionnel.
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