Budget 2026 : 20 milliards de dirhams supplémentaires pour soutenir le pouvoir d’achat et financer les urgences

Le gouvernement a décidé d’ouvrir des crédits budgétaires additionnels de 20 milliards de dirhams afin de répondre à plusieurs priorités économiques et sociales, notamment le soutien à la compensation, la gestion des dépenses exceptionnelles et les conséquences des récentes inondations dans certaines régions du Royaume.

Présentant le décret relatif à cette opération devant la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a indiqué que cette enveloppe exceptionnelle sera répartie sur plusieurs axes stratégiques.

Dans le détail, 8 milliards de dirhams seront consacrés à la Caisse de compensation afin de préserver la stabilité des prix du gaz butane ainsi que les coûts liés au transport des personnes et des marchandises, dans un contexte marqué par les tensions internationales sur les marchés énergétiques.

Le gouvernement prévoit également 6 milliards de dirhams pour financer des dépenses imprévues apparues en cours d’exercice budgétaire, en raison notamment des évolutions de la conjoncture mondiale et de certains besoins urgents non anticipés dans la Loi de finances 2026.

Par ailleurs, 4 milliards de dirhams serviront à renforcer les fonds propres de plusieurs établissements et entreprises publics, tandis que 2 milliards de dirhams seront mobilisés pour couvrir les dépenses liées aux inondations ayant affecté certaines zones du pays.

Selon le ministre, cette opération budgétaire reste compatible avec les équilibres macroéconomiques du Royaume grâce à la bonne dynamique des recettes fiscales enregistrée depuis le début de l’année. À fin avril 2026, les recettes fiscales ont progressé de 10,9 milliards de dirhams, soit une hausse de 8,9% par rapport à la même période de 2025.

Cette évolution est portée principalement par la progression des recettes de l’impôt sur les sociétés, en hausse de 24,9%, ainsi que par l’amélioration des recettes de la taxe sur la valeur ajoutée.

Le gouvernement maintient ainsi son objectif de réduire le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2026, contre 3,5% l’année précédente, tout en poursuivant la baisse progressive du niveau d’endettement du Trésor, attendu autour de 66% du PIB.

Le ministre a également souligné la forte progression des recettes ordinaires de l’État sur la période 2021-2025, attribuant cette dynamique à l’amélioration du recouvrement fiscal, aux réformes engagées et à l’élargissement de l’assiette fiscale.

Abonnez-vous à notre newsletter Abonnez-vous à notre newsletter
Rejoignez la communauté des entrepreneurs

Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News