À Rabat, le Conseil de la concurrence et l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption ont signé une convention de coopération visant à renforcer la transparence, l’intégrité des marchés et la régulation des pratiques économiques.
Signé par Ahmed Rahhou et Mohamed Benalilou, l’accord s’inscrit dans les missions constitutionnelles des deux institutions et traduit une volonté de convergence des efforts pour prévenir et combattre les comportements portant atteinte à la concurrence libre et loyale, à l’intégrité des transactions et aux principes de probité dans la gestion économique.
La convention met en place un cadre structuré pour l’échange de données et d’informations, le partage d’expertises et la coordination sur des dossiers pouvant concerner des acteurs publics comme privés. Pour Ahmed Rahhou, ce partenariat renforce la capacité des institutions à protéger le citoyen et le consommateur face aux dérives du marché, en rappelant l’existence d’un arsenal juridique encadrant la concurrence et les prix.
De son côté, Mohamed Benalilou a souligné que la corruption, dans les référentiels modernes, ne se limite plus à la sphère publique : elle peut aussi se manifester dans le secteur privé, notamment à travers l’abus de position dominante, des situations de monopole ou des pratiques portant atteinte à l’égalité des chances et à la concurrence loyale.
Au-delà de la répression, l’accord prévoit des actions conjointes de prévention, de formation, de renforcement des capacités et de sensibilisation, ainsi qu’un mécanisme commun de suivi et d’évaluation pour assurer la mise en œuvre effective des engagements.
Cette convention marque ainsi une étape au service d’une économie nationale plus transparente, plus compétitive et plus intègre, fondée sur la responsabilité, la probité et la confiance dans les mécanismes de régulation.
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