À Fès, l’Université Euro Méditerranéenne de Fès et l’Institut Cervantes ont porté un même message: accélérer l’accès des femmes et des filles aux sciences et miser sur une éducation précoce pour consolider une culture de paix durable. L’initiative a été mise en avant lors d’une conférence organisée à l’université, dans le sillage de la Journée internationale des femmes et des filles de science, célébrée le 11 février.
Au cœur des échanges, la professeure Majda Nniya Berdai a insisté sur l’importance de la période 2 à 6 ans, présentée comme une étape clé pour former des individus équilibrés, capables de nuance et d’esprit critique, donc moins vulnérables aux discours de radicalisation. Elle a souligné qu’une éducation fondée sur l’acceptation de l’enfant, la compréhension de son développement cognitif et émotionnel, ainsi que l’usage de pratiques positives renforce la confiance et l’estime de soi.
La spécialiste a également alerté sur les effets des humiliations, des jugements dévalorisants et des méthodes coercitives, susceptibles de fragiliser la construction de la personnalité. À l’inverse, une éducation bienveillante et adaptée contribue, selon elle, à façonner des adultes ouverts, dotés d’un sens critique, indispensables à des sociétés pacifiques et résilientes face aux dérives idéologiques.
De son côté, Khadija Essafi, vice présidente chargée des affaires académiques et culturelles, a partagé son parcours dans les domaines scientifiques et technologiques, en mettant en avant les apports des femmes à la recherche et à l’enseignement supérieur. Elle a plaidé pour une mobilisation plus forte en faveur de leur présence dans les filières sciences, technologies, ingénierie et mathématiques, tout en rappelant que cette conférence s’inscrit dans une coopération structurée entre l’université et l’institut, couvrant notamment la formation, la recherche et des activités culturelles.
Le directeur de l’Institut Cervantes de Fès, Óscar Pujol Riembau, a replacé l’événement dans la dynamique internationale de cette journée, célébrée depuis 2015 à l’initiative de l’UNESCO. Il a indiqué que l’initiative est déployée dans 18 villes à travers le monde, avec l’objectif de mieux reconnaître les réalisations scientifiques des femmes et de renforcer le lien entre science et égalité femmes hommes. Rappelant que moins de 1 tiers des chercheurs dans le monde sont des femmes, notamment dans les filières scientifiques, il a insisté sur le fait que cette sous représentation tient surtout à des constructions sociales, et non à une différence de capacités.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News





