L’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD) a donné, jeudi, le coup d’envoi du projet “Urbanisme collaboratif pour un aménagement durable de la ville de Casablanca”, lors d’un séminaire organisé à distance, en présence de plusieurs acteurs et intervenants dans le domaine de l’urbanisme.

L’objectif du projet, financé par l’Union Européenne (UE) dans le cadre du programme Moucharaka Mouwatina, consiste à contribuer à l’amélioration du cadre de vie des casablancais par la promotion d’un urbanisme collaboratif, inclusif et harmonieux respectueux de l’environnement, de la santé et du bien-être des citoyens.

Le projet vise également la vulgarisation et la promotion de l’urbanisme collaboratif reposant sur des mécanismes de consultation et de concertation des populations, des experts, des universitaires, en tant qu’acteurs du développement durable de leur ville.

Les intervenants ont été unanimes à souligner le rôle central que peuvent jouer différents acteurs, universités, société civile, médias et instances élues pour contribuer à l’édification d’une ville répondant aux besoins des citoyens.

Ils ont également souligné la nécessité de faire face aux spéculations immobilières et à l’extension de l’urbanisation au détriment des espaces agricole et maritime, tout en réfléchissant sur l’aménagement territorial, selon une approche participative prenant en compte les critères de dignité et du développement durable.

Pour ce qui est du choix porté sur la ville de Casablanca, les participants ont affirmé qu’il s’agit du plus important pôle économique au Maroc qui comprend plus de 55 pc des unités productives nationales et plus de 30 pc du réseau bancaire, comme il emploie plus de 39 pc de la population active.

En dépit de sa richesse, son dynamisme et son positionnement national et africain en matière de finance et des affaires, la capitale économique ne répond pas, selon eux, aux aspirations de la population, pour ce qui est des conditions et normes fondamentales fixées par les Nations-Unies pour les villes durables, en premier lieu l’efficience économique, l’équité sociale et l’équilibre écologique.

Ils ont conclu que la ville de Casablanca fait face actuellement à de nombreux défis écologiques, sociaux et économiques ayant affecté la santé et le pouvoir d’achat des citoyens, ainsi que la qualité de vie de la population.

Tout projet urbanistique des villes ne peut être durable sans la participation des différents intervenants et de la population locale, ont estimé les participants, mettant l’accent sur la nécessité de tirer profit des compétences de la ville de Casablanca qui compte des milliers d’associations, des centaines d’institutions internationales et plusieurs écoles supérieures en ingénierie et urbanisme.

Cet événement sera suivi par une série de rencontres thématiques visant à identifier les besoins de la population, en proposant des solutions de fond, élaborées sous forme de recommandations, qui devraient être prises en considération par les décideurs dans leurs plans et politiques adoptées pour le développement de la ville.