Le Conseil de la concurrence a été saisi par une entreprise active dans le secteur de la cosmétique et de la parfumerie, au sujet de pratiques présumées anticoncurrentielles sur le marché marocain de la distribution sélective des parfums et produits cosmétiques de luxe.
Selon le Conseil, ce marché fonctionne selon un modèle encadré, où l’accès aux réseaux de vente dépend de critères qualitatifs stricts, liés notamment au positionnement commercial, au service client et aux exigences des marques internationales.
Les investigations menées ont fait apparaître plusieurs préoccupations dépassant le cadre de la plainte initiale. Elles portent notamment sur de possibles discriminations entre détaillants, des ventes liées, des risques d’éviction, des échanges d’informations commerciales sensibles, ainsi que des mécanismes pouvant conduire à une homogénéisation des prix de vente au public.
Les sociétés concernées ont sollicité le bénéfice de la procédure d’engagement, prévue par la loi relative à la liberté des prix et de la concurrence. Elles ont proposé plusieurs mesures destinées à répondre aux préoccupations soulevées.
Ces engagements portent notamment sur la séparation entre les activités de gros et de détail, l’encadrement de l’accès aux informations sensibles, la mise en place de contrats types transparents, l’interdiction des ventes liées, la garantie d’un accès non discriminatoire aux produits exclusifs ou éditions limitées, ainsi que la liberté pour les détaillants de fixer leurs prix.
Le Conseil de la concurrence publie ces engagements afin de recueillir les observations des tiers intéressés dans un délai de 30 jours, soit jusqu’au 8 juin 2026. À l’issue de ce test de marché, il pourra rendre ces engagements obligatoires et clôturer la procédure.
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