Entre le 3e trimestre 2024 et le 3e trimestre 2025, l’économie marocaine a créé 167.000 emplois nets, selon le Haut-Commissariat au Plan. La dynamique est quasi exclusivement urbaine, avec 164.000 postes en ville, contre 3.000 seulement en milieu rural.
Cette progression s’explique surtout par la hausse de l’emploi rémunéré (+220.000 postes), tandis que l’emploi non rémunéré a reculé de 54.000, un mouvement particulièrement marqué dans les zones rurales.
Sur le plan sectoriel, la création d’emplois a été portée par les services (+94.000 emplois) et le bâtiment et travaux publics (+90.000), confirmant le rôle moteur de ces activités dans l’absorption de la demande de travail.
L’industrie a également contribué à l’amélioration, avec +29.000 postes. À l’inverse, le secteur agriculture, forêt et pêche enregistre une perte nette de 47.000 emplois sur la période, reflétant une fragilité persistante de l’emploi rural.
Conséquence directe, le chômage recule : le nombre de chômeurs a diminué de 55.000 personnes, faisant passer le taux national de 13,6 % à 13,1 %. Mais les disparités territoriales restent fortes : 5 régions concentrent plus de 72 % des actifs et plus de 73 % des chômeurs, avec Casablanca-Settat en tête.
Côté participation au marché du travail, les indicateurs d’activité évoluent peu : le taux d’activité recule légèrement de 43,6 % à 43,3 %, tandis que le taux d’emploi reste quasi stable à 37,6 %.
En revanche, le sous-emploi s’accentue nettement. Le nombre d’actifs concernés augmente de 133.000 pour atteindre 1.199.000, portant le taux national de sous-emploi à 11,1 % contre 10 % un an plus tôt. Cette hausse touche en particulier le bâtiment et travaux publics et l’agriculture, qui demeurent les plus exposés.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News




