Le shutdown américain, ou l’art de gouverner au bord du vide

La paralysie budgétaire partielle aux États-Unis États-Unis est entrée dans son 3e jour, avec un Congrès sous tension et un calendrier qui se resserre. À la Chambre, le président républicain Mike Johnson assure qu’une sortie de crise est à portée de main, évoquant un vote dès mardi pour remettre l’État fédéral sur les rails.

Problème: l’arithmétique parlementaire est devenue une épreuve de funambule. Avec une majorité très étroite, le “speaker” sait qu’il ne peut pratiquement pas se permettre de défections dans son camp, alors que plusieurs élus ultraconservateurs menacent de bloquer tout texte qui rouvrirait la porte à une renégociation du financement du ministère de la Sécurité intérieure Department of Homeland Security.

Au cœur du bras de fer: la ligne rouge posée par les démocrates autour des pratiques liées à l’immigration, après des morts survenues à Minneapolis lors d’opérations et de manifestations liées à la présence de la police de l’immigration Immigration and Customs Enforcement. Ils conditionnent tout feu vert budgétaire à des réformes, dont le déploiement de caméras-piétons et un encadrement plus strict des interventions.

Côté républicain, la frange la plus dure accuse l’opposition de “prendre en otage” le DHS, à l’image du député Chip Roy, dans une bataille où chaque voix compte. En toile de fond, la Maison Blanche pousse à une solution rapide pour éviter une crise longue, après un précédent blocage de 43 jours fin 2025.

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