Transferts des MRE : les nouvelles contraintes européennes inquiètent les banques marocaines

Le durcissement réglementaire en Europe autour des activités d’intermédiation menées par les filiales des banques marocaines représente désormais un défi majeur pour l’écosystème national des transferts de fonds des MRE, a indiqué à Rabat Abderrahim Bouazza, directeur général de Bank Al-Maghrib.

Intervenant lors d’une rencontre organisée à l’occasion de la Journée internationale des envois de fonds à la famille, le responsable a précisé que ce dossier fait l’objet d’un suivi rapproché entre les autorités marocaines et leurs partenaires européens. Il a notamment salué l’appui des autorités françaises pour préserver certaines activités dites relais exercées sur le territoire français.

Le DG de BAM a également rappelé que le Maroc dispose aujourd’hui d’un écosystème financier plus diversifié, intégrant banques, établissements de paiement, opérateurs de transfert, microfinance, crowdfunding et mécanismes publics de garantie. Malgré ces avancées, des écarts persistent entre zones rurales et urbaines, entre hommes et femmes, ainsi qu’entre jeunes et adultes.

Bank Al-Maghrib affirme poursuivre ses efforts pour renforcer la transparence, réduire les coûts des transferts et faciliter l’accès digital aux services financiers. Mais l’enjeu reste aussi d’orienter davantage ces fonds vers l’investissement productif. Selon les données citées par BAM, 87% des transferts servent encore à la consommation courante des ménages.

Pour Abderrahim Bouazza, les réformes engagées, notamment la Charte de l’investissement, la Charte des TPE et la généralisation de la protection sociale, créent un cadre plus favorable pour transformer une partie de l’épargne des MRE en moteur de création d’emplois, notamment dans le monde rural.

Abonnez-vous à notre newsletter Abonnez-vous à notre newsletter
Rejoignez la communauté des entrepreneurs

Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News