La 5G, considérée comme une avancée technologique majeure, promet rapidité, performance et nouveaux usages pour les citoyens. Mais derrière cette révolution numérique se posent encore des questions fondamentales liées aux droits des consommateurs et à l’égalité d’accès.
« La 5G offre la rapidité et la capacité nécessaires pour améliorer la qualité du service et ouvrir la voie à de nouveaux usages », souligne un Ouadie Madih, président de l’Association de protection du consommateur UNICONSO. Ces usages touchent notamment la santé, l’éducation et les services publics, domaines où la connectivité pourrait jouer un rôle essentiel dans la modernisation des infrastructures et la simplification des démarches.
Cependant, plusieurs obstacles subsistent. Les opérateurs continuent de pratiquer une facturation au volume, souvent jugée inéquitable par les consommateurs. « Même avec un abonnement, l’accessibilité au service reste parfois peu fiable », déplore-t-on. Des disparités persistent entre zones urbaines bien desservies et régions rurales encore mal couvertes, où la qualité du réseau laisse à désirer.
Actuellement, les engagements des opérateurs visent à couvrir 45 % de la population en 2026 et 85 % à l’horizon 2030. Un objectif ambitieux, mais qui devra s’accompagner d’une réelle équité d’accès numérique. « Le déploiement ne doit pas se limiter aux grandes villes, mais toucher aussi les zones éloignées », insistent les associations de consommateurs, qui appellent à une réglementation plus ferme et à une tarification adaptée.
Car aujourd’hui, l’accès à Internet n’est plus un luxe, mais une nécessité vitale pour la vie professionnelle, sociale et économique des citoyens.
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