Les électeurs danois sont appelés aux urnes aujourd’hui pour des élections législatives à l’issue incertaine, dans un paysage politique particulièrement fragmenté. 12 partis sont en lice pour renouveler les 179 sièges du Folketing, dans un scrutin où aucun des deux grands blocs ne semble en mesure d’obtenir seul une majorité.
Au fil de la campagne, plusieurs thèmes se sont imposés dans le débat public, notamment le coût de la vie, l’État providence, l’immigration, l’environnement et la fiscalité. La question du Groenland a aussi occupé une place centrale, dans un contexte géopolitique tendu qui a renforcé la stature internationale de la Première ministre Mette Frederiksen, au pouvoir depuis 2019 et en quête d’un troisième mandat consécutif.
Si les derniers sondages donnent un léger avantage au camp de gauche, la formation du prochain gouvernement devrait se jouer dans de délicates négociations d’après-scrutin. Les équilibres pourraient dépendre autant des partis centristes que des 4 sièges attribués au Groenland et aux îles Féroé, souvent décisifs lorsque l’écart entre les blocs est réduit.
À Copenhague, les bureaux de vote doivent fermer à 20h00 heure locale, avec la publication attendue des premiers sondages de sortie des urnes dans la foulée. Même en cas d’avance de son camp, Mette Frederiksen pourrait devoir composer avec une nouvelle architecture politique, marquée par des alliances mouvantes et une forte dispersion des forces parlementaires.
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