Pionnière des caméras d’action, GoPro traverse une période délicate. Après près de 25 ans à accompagner sportifs, aventuriers et professionnels de l’image, l’entreprise californienne fait face à une équation de plus en plus serrée : baisse des ventes, concurrence chinoise, coûts des composants en hausse et tensions financières.
Son cabinet comptable, PricewaterhouseCoopers, a exprimé des doutes sur la capacité du groupe à poursuivre ses activités si certaines conditions financières ne sont pas remplies dans les prochains mois. GoPro a notamment recours à plusieurs solutions de financement, tandis que ses créanciers pourraient considérer cet avertissement comme un événement de défaut.
Le groupe a lancé une revue stratégique qui pourrait déboucher sur une vente, une fusion ou d’autres options destinées à préserver la valeur de l’entreprise. Son fondateur et PDG, Nicholas Woodman, affirme soutenir pleinement cette démarche, alors que plusieurs marques d’intérêt auraient déjà été reçues.
GoPro mise aussi sur sa nouvelle gamme Mission 1, destinée aux marchés professionnels et semi-professionnels, pour relancer la dynamique. Mais les chiffres restent préoccupants : au premier trimestre, le chiffre d’affaires a chuté à 99,06 millions de dollars, les ventes de caméras ont reculé de 29% et la marge brute s’est fortement contractée.
Pour réduire ses coûts, GoPro a annoncé une nouvelle baisse de ses effectifs de 23%, après une première restructuration en 2024. Dans le même temps, l’entreprise tente de défendre ses brevets face à des concurrents comme Insta360, symbole d’un marché devenu beaucoup plus agressif.
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