Le marché mondial de la fraise entre dans la saison 2026 avec un paradoxe devenu structurel : l’offre progresse dans de nombreuses régions, mais la rentabilité reste sous pression.
La problématique ne se limite plus aux volumes disponibles, mais à la capacité de livrer les bons produits, au bon niveau de qualité et au bon moment, afin de préserver des prix viables.
Cette évolution s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs : volatilité climatique, hausse des coûts de production et de logistique, disparités de qualité et raccourcissement des fenêtres commerciales.
La performance des opérateurs dépend désormais davantage de l’alignement avec le marché que du volume produit.
Dans ce contexte, le Maroc fait face à un recul progressif de sa production de fraises, dans un cadre de transformation structurelle du secteur marqué par la réduction des surfaces cultivées, la pression croissante de la concurrence égyptienne sur les coûts, des pertes de rendement liées aux aléas climatiques, ainsi que des contraintes logistiques sur certains marchés d’exportation, notamment vers le Golfe.
Malgré cela, le secteur conserve des équilibres partiellement soutenus par une demande encore ferme et des prix globalement satisfaisants sur les marchés intérieur et extérieur, permettant une résilience à court terme.
Toutefois, la compétitivité future dépendra de la capacité du pays à adapter ses stratégies de production, notamment à travers le repositionnement variétal et géographique, afin de s’inscrire dans un marché mondial de plus en plus dominé par la maîtrise des coûts et la régularité de l’offre.
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