Bangladesh : la campagne des législatives du 12 février s’ouvre sur fond de tensions politiques et de référendum

La campagne officielle des élections législatives prévues le 12 février 2026 a démarré ce jeudi au Bangladesh, dans un contexte politique toujours marqué par les violences de l’été 2024, qui avaient précipité la chute du gouvernement de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina.

Au total, plus de 127 millions d’électeurs, pour une population estimée à 170 millions d’habitants, sont appelés à élire les 350 membres du Parlement monocaméral. Particularité de ce scrutin : il sera organisé le même jour qu’un référendum portant sur une charte de réformes institutionnelles, adoptée en octobre 2025 après des négociations, et présentée comme un levier de consolidation démocratique.

Selon les Nations unies, les événements de 2024 ont fait au moins 1 400 morts, majoritairement des civils, laissant un climat de défiance et de forte polarisation.

Le paysage politique est lui aussi bouleversé : le parti de l’ancienne cheffe du gouvernement, la Ligue Awami, a été banni/dissous selon plusieurs sources, ce qui rebat les cartes de la compétition électorale.

Dans ce nouveau rapport de forces, la campagne est dominée par deux adversaires historiques : le Parti nationaliste du Bangladesh et le mouvement islamiste Jamaat-e-Islami, dont la remontée en puissance suscite des débats au sein de la société bangladaise, notamment sur les questions de pluralisme et de sécurité des minorités.

Côté Parti nationaliste du Bangladesh, Tarique Rahman (60 ans), qui a repris les rênes du parti, lance sa campagne à Sylhet (nord-est). Revenu au Bangladesh fin décembre 2025 après 17 ans passés au Royaume-Uni, il prévoit plusieurs réunions publiques dans la région, conformément aux traditions de son camp.

De son côté, le Jamaat-e-Islami ouvre sa mobilisation par un rassemblement à Dacca, la capitale, avec l’objectif d’élargir son audience dans un scrutin présenté comme déterminant pour l’après-2024.

Le référendum, organisé le même jour, porte notamment sur une limitation à 2 mandats pour le Premier ministre, un renforcement des prérogatives présidentielles, et une réaffirmation du caractère multireligieux et multiethnique du pays.

Abonnez-vous à notre newsletter Abonnez-vous à notre newsletter
Rejoignez la communauté des entrepreneurs

Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News