La Chine a procédé, ce mercredi 22 avril, à une nouvelle baisse des prix de détail des carburants, dans un contexte marqué par la volatilité persistante des cours mondiaux du brut. Cette décision s’inscrit dans le cadre du mécanisme national d’ajustement des prix, qui suit l’évolution du marché international sur une période de 10 jours ouvrables.
Dans le détail, le prix de l’essence a été abaissé de 555 yuans par tonne, tandis que celui du diesel a reculé de 530 yuans par tonne, selon les précisions communiquées par la Commission nationale du développement et de la réforme.
Depuis la précédente révision tarifaire, intervenue le 7 avril, les marchés pétroliers ont évolué de manière irrégulière, alternant phases de rebond et corrections rapides. Malgré un léger sursaut observé le 20 avril, la tendance générale sur la période de référence est restée orientée à la baisse, justifiant ainsi ce nouvel ajustement.
Les autorités chinoises ont, par ailleurs, appelé les grands groupes publics du secteur, à savoir China National Petroleum Corporation, China Petrochemical Corporation et China National Offshore Oil Corporation, à garantir un approvisionnement fluide du marché intérieur. L’objectif est de sécuriser l’ensemble de la chaîne, de la production jusqu’à la distribution, afin d’éviter toute perturbation dans l’offre.
Le dispositif chinois d’ajustement des carburants repose sur une formule encadrée, qui prend en compte les fluctuations du pétrole brut, mais aussi les coûts de production, la fiscalité et les marges. Ce mécanisme prévoit également des garde-fous: lorsque le baril dépasse 130 dollars, la hausse des prix est limitée, tandis qu’en dessous de 40 dollars, les calculs continuent d’être effectués comme si ce seuil était maintenu.
En parallèle, les autorités locales ont été invitées à renforcer la surveillance du marché et à sanctionner toute pratique contraire aux règles de tarification. Pékin cherche ainsi à contenir les risques de spéculation dans un environnement énergétique toujours exposé aux tensions internationales.
Cette prudence s’explique notamment par la forte exposition de la Chine aux importations de brut en provenance du Moyen-Orient, qui ont représenté près de 57 % de ses achats directs en 2025. Une dépendance qui rend le pays particulièrement attentif aux développements géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, passage clé du commerce mondial de l’énergie.
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