Ce que les femmes changent, concrètement, dans l’officialisation de l’amazigh

L’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) a célébré, mercredi à Rabat, la Journée internationale des droits des femmes sous le thème : « Contribution de la femme à la mise en œuvre de l’officialisation de l’amazigh ».

Organisée dans le cadre d’une tradition instaurée par l’Institut depuis sa création, cette célébration met en lumière la créativité de la femme amazighe, son apport à la consolidation de la culture nationale et son rôle dans la valorisation de l’identité marocaine. Elle traduit également l’engagement constant de l’IRCAM en faveur de la promotion de la place des femmes dans les différents champs de la vie institutionnelle, culturelle et sociale.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le recteur de l’IRCAM, Ahmed Boukous, a salué le parcours de plusieurs femmes distinguées pour leur engagement, à savoir Sanaa Hafidi, Souaad Ouasskoum et Karima Khaldoune, auxquelles un hommage a été rendu en reconnaissance de leurs efforts en faveur de l’intégration de l’amazigh dans les institutions publiques.

Il a, en outre, souligné que le Maroc a franchi d’importantes étapes dans la consécration des droits des femmes, à travers l’adoption de politiques publiques visant à garantir leur dignité et à renforcer leur participation dans différents domaines. Dans cette dynamique, la femme amazighe bénéficie elle aussi de ces avancées, même si des efforts supplémentaires demeurent nécessaires, notamment pour permettre à la femme rurale, en particulier, de jouir pleinement de l’ensemble de ses droits.

Dans une déclaration à la MAP, Sabah Allach, responsable au sein de l’Institut, a indiqué que l’hommage rendu à ces femmes illustre une évolution majeure : la femme n’est plus seulement gardienne de la mémoire linguistique et culturelle amazighe, elle est désormais un acteur central de sa mise en œuvre institutionnelle.

Elle a relevé que les femmes jouent aujourd’hui un rôle fondamental dans la traduction concrète du caractère officiel de l’amazigh, à travers des expériences remarquables dans plusieurs institutions et secteurs vitaux, participant ainsi à l’ancrage de cette dynamique dans la vie publique.

De leur côté, les femmes honorées ont exprimé leur gratitude pour cette reconnaissance, estimant que cette distinction constitue avant tout une responsabilité supplémentaire pour continuer à servir la diversité linguistique du Royaume, perçue comme une richesse et un levier de cohésion nationale.

À travers cette célébration, l’IRCAM réaffirme ainsi que l’officialisation de l’amazigh se construit aussi au féminin, par des parcours, des engagements et des contributions qui donnent à cette dynamique toute sa profondeur institutionnelle et humaine.

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