Le Maroc conforte son positionnement en matière de gouvernance en s’alignant davantage sur les standards de l’Organisation de coopération et de développement économiques, notamment dans la lutte contre la corruption et le renforcement de l’intégrité publique, selon un rapport publié mardi.
Intitulé “Perspectives de l’OCDE sur l’intégrité et la lutte contre la corruption 2026”, ce document met en avant les progrès réalisés par le Royaume dans la structuration de son cadre stratégique. Il souligne en particulier la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption 2015-2025, qui vise à renforcer la transparence, la reddition des comptes et l’État de droit.
L’OCDE rappelle à ce titre le rôle de la Commission nationale anticorruption, créée en 2017 pour superviser la mise en œuvre de cette stratégie, ainsi que celui de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, chargée du suivi des politiques publiques et de la formulation de recommandations.
Le rapport souligne que le Maroc dépasse les moyennes de l’OCDE sur plusieurs indicateurs. Le Royaume atteint 73 % de conformité sur le plan stratégique et 53 % en pratique, contre 38 % et 32 % en moyenne au sein de l’organisation.
Sur le financement de la vie politique, le Maroc affiche une conformité totale sur le plan réglementaire comme dans son application. Le cadre juridique interdit les dons anonymes et les financements étrangers ou issus d’entreprises publiques, tout en imposant des plafonds de contribution et des obligations de transparence financière.
L’OCDE met aussi en avant le rôle de la Cour des comptes, qui publie les rapports financiers des partis politiques et peut sanctionner les manquements. Dans la pratique, tous les partis ont respecté leurs obligations de reporting dans les délais légaux.
En matière d’accès à l’information, le Maroc enregistre également des avancées notables, avec un niveau de conformité réglementaire supérieur à la moyenne de l’OCDE. La loi sur l’accès à l’information et l’action de la commission dédiée participent ainsi au renforcement de la transparence publique.
Enfin, le rapport souligne le rôle de l’Agence de Développement du Digital, qui contribue à l’essor des initiatives numériques et de l’open data. Le Maroc publie ainsi de manière proactive plusieurs données liées à la gouvernance, notamment sur les marchés publics, les activités gouvernementales et les registres fonciers.
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