Le Maroc a appelé, mardi à Genève, à opérer un véritable changement de paradigme dans la gestion de la situation des réfugiés dans la région MENA, estimant que l’assistance humanitaire ne peut constituer une finalité, mais doit servir de point de départ vers des solutions durables.
Intervenant lors de la 95e réunion du Comité permanent du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), l’ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU-Genève, Omar Zniber, a relevé que la région demeure confrontée à des crises prolongées et imbriquées, citant notamment Gaza, la Syrie et le Soudan.
Face à ces défis, le diplomate a insisté sur la nécessité d’une réponse internationale continue, mais surtout d’une évolution profonde de l’approche actuelle, fondée sur l’inclusion et l’autonomisation des réfugiés.
Il a averti que les camps ne peuvent devenir des solutions permanentes, en raison des risques de dépendances intergénérationnelles et de systèmes parallèles susceptibles d’entretenir l’exclusion.
M. Zniber a également mis en garde contre l’instrumentalisation politique de la question des réfugiés, appelant à une vigilance collective, à la transparence et à la rigueur dans l’enregistrement des populations.
Dans ce cadre, il a rappelé que les résolutions du Conseil de sécurité relatives au Sahara marocain réitèrent l’exigence d’un enregistrement des populations des camps de Tindouf, présenté comme une mesure essentielle pour leur protection et la transparence de l’action humanitaire.
Le diplomate a aussi mis en avant le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du 31 octobre 2025, dans lequel le Souverain a appelé les populations des camps de Tindouf à saisir l’opportunité d’un retour volontaire, dans le cadre de l’Initiative d’autonomie.
Selon lui, cette perspective ouvre la voie à une dignité retrouvée et à une réintégration pleine et entière pour des populations vivant depuis des décennies dans une situation de dépendance prolongée.
Le Maroc a enfin réaffirmé que l’inclusion est à la fois une exigence humanitaire et un choix stratégique, en cohérence avec les objectifs du HCR à l’horizon 2035, tout en mettant en avant sa Stratégie nationale d’immigration et d’asile, qui facilite l’accès des réfugiés aux services publics et au marché du travail.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News





