Le dossier des créances en souffrance s’impose comme l’un des chantiers prioritaires du secteur bancaire marocain. Face à un niveau jugé élevé, Bank Al-Maghrib (BAM) intensifie ses efforts pour structurer un marché secondaire dédié à ces actifs.
À fin 2025, le taux des créances en souffrance s’établit à 8,2 % du total des crédits, pour un encours dépassant 100 milliards de dirhams, un niveau supérieur aux standards internationaux. Ces créances, difficiles à recouvrer, pèsent directement sur la capacité des banques à financer l’économie.
Dans ce contexte, le Wali de BAM, Abdellatif Jouahri, a indiqué que la Banque centrale, en coordination avec ses partenaires, œuvre à accélérer la mise en place d’un marché secondaire permettant la cession de ces créances à des investisseurs spécialisés.
L’objectif est double : assainir les bilans bancaires et libérer des capacités de financement, dans un environnement marqué par des besoins croissants en crédit.
Ce chantier s’accompagne également d’une réflexion sur l’adaptation du cadre juridique et judiciaire, afin d’améliorer l’efficacité des procédures de recouvrement et de faciliter les opérations de transfert de créances.
En parallèle, Bank Al-Maghrib poursuit le renforcement des dispositifs prudentiels, notamment en matière de classification des créances et de gestion du risque, dans une logique de consolidation de la stabilité financière.
À travers cette démarche, BAM entend fluidifier le circuit du crédit et soutenir la dynamique économique, en levant l’un des principaux freins à la distribution bancaire.
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