Jusqu’où peut aller l’escalade mondiale si la course aux armements n’est pas stoppée

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, appelle à mettre fin à la course aux armements, alertant sur un contexte international où la menace liée à l’emploi des armes nucléaires atteint son plus haut niveau depuis des décennies.

Dans un message publié à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au désarmement et à la non-prolifération, célébrée le 5 mars, le chef de l’Organisation s’inquiète d’un monde marqué par des tensions croissantes et par des dépenses militaires à des niveaux “stratosphériques”.

Antonio Guterres met aussi en garde contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, ainsi que contre l’impact des technologies émergentes, susceptibles de rendre les conflits plus meurtriers. Il exhorte ainsi les dirigeants à s’éloigner du “gouffre”, à cesser de brandir la menace nucléaire et à enrayer la spirale de l’armement.

Pour avancer vers un monde plus sûr, le Secrétaire général estime qu’il est temps d’investir dans une véritable architecture de paix. Cela implique, selon lui, de respecter les obligations en matière de désarmement, de rétablir la confiance entre États, et de renforcer les systèmes capables d’empêcher la prolifération, les essais et l’emploi d’armes létales.

Cet appel intervient quelques jours après la tenue, à Genève, de la Conférence du désarmement, l’unique organe multilatéral onusien chargé de négocier des traités en la matière, et que le Maroc préside jusqu’au 13 mars 2026.

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