Les pluies torrentielles qui ont frappé le Maroc et la péninsule Ibérique au début de 2026, causant des dizaines de morts et contraignant des centaines de milliers de personnes à quitter leur domicile, ont été amplifiées par le changement climatique, selon une étude publiée par le groupe scientifique World Weather Attribution.
D’après ce rapport, les journées les plus pluvieuses dans la région sont désormais environ 30 % plus humides qu’à l’époque préindustrielle, lorsque la température moyenne mondiale était inférieure d’environ 1,3 °C.
Entre le 16 janvier et le 17 février, neuf tempêtes successives ont déversé des pluies diluviennes et provoqué des vents violents sur le Maroc, l’Espagne et le Portugal, faisant plus de 50 morts et forçant plus de 200.000 personnes à fuir leur domicile.
Cette succession exceptionnelle de tempêtes s’explique en partie par un système anticyclonique bloqué au-dessus de la Scandinavie et du Groenland, favorisant un enchaînement continu de perturbations sur l’Europe de l’Ouest.
À cela se sont ajoutées des eaux anormalement chaudes dans l’océan Atlantique, à l’ouest de la péninsule Ibérique, qui ont renforcé ces tempêtes en accroissant la quantité d’humidité disponible.
Dans cette étude, les chercheurs ont examiné les précipitations journalières les plus intenses enregistrées dans les trois pays, et ont reconstitué leur évolution jusqu’à l’ère préindustrielle, pour évaluer dans quelle mesure leur fréquence et intensité ont été modifiées par le réchauffement climatique.
Rejoignez-nous sur WhatsApp
Rejoignez-nous sur telegram
Suivez-nous sur Google News




